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Écrit par A. Lepêcheur
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Jeudi, 11 Mars 2010 00:30 |
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La ville de Sambava, durant deux jours, était le théâtre de plusieurs grèves contre le Maire de cette localité. Les premiers à être descendus dans la rue mardi dernier sont des habitants du quartier « Bel souvenir ».
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Ils ont exigé que leurs terres leur soient restituées par le Maire et ses camarades qui s’en seraient habilement appropriées, et que leur camarade apparemment arrêté par les autorités compétentes de cette localité soit mis en liberté. Il a fallu l’intervention des Forces de l’ordre de cette ville pour calmer les esprits surexcités des grévistes, qui ont fini par accepter d’envoyer leurs représentants pour débattre de leur problème avec le Chef de District. Mais les Sambaviens n’en ont pas fini avec leur Maire car peu de temps après, d’autres manifestants ont fait leur apparition, munis de plusieurs pancartes, sur lesquelles on pouvait notamment lire « Non à la dictature ». Cette grève, selon nos sources, intervient après que ce Maire ait carrément refusé de recevoir ces gens qui lui ont proposé la mise en place d’un nouveau Fokontany. Toujours dans la même journée, les chauffeurs des taxis - ville sont eux aussi entrés dans la danse. Parce qu’ils n’ont pas pu se conformer à temps à l’arrêté de la Commune relatif à la standardisation de la couleur de tous les taxis - ville de cette localité, le Maire a refusé de leur délivrer leurs licences d’exploitation, et ce, en dépit de leurs doléances. Plus de 2/3 de ces taxis sont, de ce fait, immobilisés. Pour compléter le tableau, c’était au tour de tous les employés de la Commune urbaine de Sambava de faire la grève, hier. Privés de salaires pendant 3 mois, ils ont tous déserté leur lieu de travail, hier. Aux dernières nouvelles, nous avons appris que dans le but de solutionner tous ces problèmes, et d’éclairer l’opinion publique, les Conseillers municipaux ont donné une conférence de presse.
A. Lepêcheur
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