Régime Ravalomanana - C’est la débandade totale ! |
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| Écrit par Jean Luc Rahaga | |||
| Lundi, 16 Mars 2009 00:00 | |||
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En quelques jours, de nombreux élus sous la bannière du Tim ont quitté le navire : des maires, des conseillers municipaux et régionaux et des députés. Et pas que des élus puisque l’abandon concerne aussi les nommés et les affectés, à commencer par les chefs fokontany jusqu’aux chefs de région en passant par les chefs districts et ce, sans parler des militaires, gendarmes affectés à la sécurité présidentielle. Dans les prochains jours, on s’attend à ce que les sénateurs, eux aussi, démissionnent. Et les ministres et le Préfet de Police de la Capitale alors ?
Le cas du Premier ministre Charles Rabemananjara reste unique : une passation en douceur dans le secret absolu malgré la présence des journalistes au Palais de Mahazoarivo mercredi dernier dans la soirée quand le sortant a appelé le Premier ministre du gouvernement de la transition Monja Roindefo pour une petite visite de courtoisie. Les mines insondables de Monja Roindefo, lors de cette soirée, n’ont pas permis de connaître que tout est déjà entendu d’autant qu’il n’y avait aucune conférence de presse après l’entretien. La première escale s’est située après le « black Monday » avec la démission du Dg de la Télévision Malagasy. Du côté du gouvernement, la première à descendre sur le quai est la ministre de la Défense, Manorohanta Cécile, tout de suite après la tuerie de 7 février dernier si le gros de la troupe des élus ne l’a fait qu’à partir de la semaine dernière. Plus de 80% de l’armée soutiennent le mouvement Tgv et l’état-major général de l’armée malagasy a changé de chef.
Pour les parlementaires, les députés des régions Melaky, Menabe et Boeny ont tous changé de camp et du coup, beaucoup se demandent si le Tgv n’est pas devenu majoritaire à l’Assemblée Nationale avec son Président Jacques Sylla. Et ces députés seront sur la Place du 13 mai aujourd’hui selon le communiqué qu’ils ont envoyé à notre rédaction. En somme, c’est toute l’ex-province de Mahajanga, puisqu’elle est composée de ces trois régions, qui a basculé du côté des Tgv et il sera, désormais, difficile pour Marc Ravalomanana de se rendre dans sa base arrière d’Anjajavy.
Mourir ensemble !
Du côté des nommés, on sait que des Chefs de régions ont déjà quitté leur poste tel le cas de celui de Vatovavy Fitovinany qui s’est demis de ses fonctions pour raison de santé mais une fois que le papier est déposé, il est revenu dare-dare dans le chef-lieu de la région et a fait une déclaration tonitruante dans la radio de l’opposition. Depuis, l’homme espère vivre un peu plus tranquillement tout en souhaitant la clémence de ses anciens administrés. La débandade ne va sûrement pas s’arrêter là et les analystes politiques voient déjà des ministres, une fois en dehors du Palais d’Etat d’Iavoloha et des sénateurs se démarquer du régime. Pour les zélateurs tels que le Président du Sénat qui est en même temps Président du parti présidentiel, il lui sera impossible de quitter le giron présidentiel : c’est ce que les jeunes malgaches disent : « miara-maty amin’ny Palestine » d’autant que Marc Ravalomanana l’a annoncé lors du culte à Iavoloha hier en s’adressant à ses partisans : « Miara-maty aminareo eto aho fa izaho tsy hiala » (littéralement : On mourra ensemble mais je ne vais pas démissionner) ! L’adage malgache « Raha maty aho, matesa rahavana » sera-t-il vérifié cette fois-ci ? Pour d’autres zélateurs comme le Sénateur Kaleta qui a su traverser toutes les eaux jusqu’ici, ou encore le Préfet de Police d’Antananarivo, les gros bras ou encore certains chefs fokontany de la Capitale qui ont pris en otage la vie de la population, il leur sera aussi pénible de changer de camp. Mais l’autre option n’est pas de rets comme le Pds d’Antananarivo Guy Rivo Randrianarisoa et la progéniture de Marc Ravalomanana l’ont fait.
Jean Luc Rahaga
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