Explosion de la centrale thermique d’Ambohimambola - Acte de sabotage ou défaillance technique ? |
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| Écrit par A. Maka | |||
| Lundi, 06 Avril 2009 00:00 | |||
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La centrale thermique d’Ambohimanambola est entièrement endommagée suite à une explosion. Les responsables de la société Jirama ont rassuré les abonnés et la population d’Antananarivo toute entière qu’il s’agit d’un accident dû à la vétusté des matériels. Toutefois, tout laisse à croire que l’explosion est d’origine criminelle. En tout cas, l’enquête déterminera sa cause exacte. Quoi qu’il en soit, le délestage est de retour dans la Capitale.
Trois groupes de la société d’électricité Jirama à la centrale thermique d’Ambohimanambola sont totalement réduits en cendres. Selon les explications des techniciens de la Jirama, l’un des groupes a explosé après avoir été démarré. Le feu s’est propagé et a détruit les deux autres groupes situés à côté. D’après toujours les témoins oculaires, l’accident s’est produit vers 7 heures du matin et a beaucoup affecté la centrale faute de matériels d’extinction adéquats.
Sur place, il n’y a que quelques extincteurs à poudre réservés aux incendies de degré moindre. En quelques minutes, le feu a envahi l’ensemble du bâtiment abritant les trois groupes. Devant l’ampleur de l’incendie, les employés, présents sur les lieux au moment de l’accident, ne font que constater les dégâts. Les pompiers de Tsaralàlana, se trouvant à plus d’une dizainede kilomètres d’Ambohimanambola, ont pu maîtriser le feu. Mais, tout a déjà été ravagé par les flammes.
Ouverture d’une enquête…
L’explosion de la centrale thermique d’Ambohimanambola a suscité beaucoup de commentaires, notamment dans les milieux politiques. S’agit-il d’une simple défaillance technique ou d’un acte de sabotage ? Du côté de la Jirama, les responsables ont déjà livré leur version des faits. Pour eux, « c’est un accident dont la vétusté des matériels a été la principale cause ». A vrai dire, « un court circuit a été à l’origine de l’explosion », d’après les techniciens de cette société d’électricité.
En revanche, des rumeurs persistantes circulent dans la ville qu’il ne s’agit pas d’un simple accident, mais plutôt d’un acte de sabotage intimement lié à la conjoncture politique qui prévaut actuellement dans le pays. L’objectif de l’opération est d’attiser la malveillance des Tananariviens vis-à-vis de la nouvelle équipe dirigeante avec le retour du délestage, une bête noire des industriels et de l’ensemble des abonnés. Un coup réussi, car plusieurs quartiers de la Capitale sont de nouveau plongés dans le noir à partir de 18 heures jusqu’à 21 heures. Toutefois, les responsables de la Jirama ont promis de rétablir la situation dès cette semaine. La réhabilitation de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka sera également en cours, a-t-on indiqué.
Quoi qu’il en soit, les autorités compétentes ont déclaré s’elles vont ouvrir une enquête approfondie pour mieux élucider cette affaire. Les résultats devraient être rendus publics pour savoir si l’explosion d’Ambohimanambola est un acte de sabotage ou un simple accident ? Des experts à ce type d’accident seront appelés à la rescousse et les employés de la Jirama seront, sans aucun doute, convoqués par les enquêteurs. La sécurité de tous les sites dits stratégiques, à savoir les dépôts de carburants, le barrage de Telomita et celui de Mantasoa, devrait être renforcée. A qui profite le crime ?
Alphonse Maka
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