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En effet, il y eu ces derniers temps beaucoup de spéculations sur la date de jugement de l’affaire 7 février. Il y avait, entre autres, un bruit qui courait selon lequel c’est le ministre de la Justice lui - même qui fixerait la date du jugement de l’affaire. Devant cette rumeur, le ministre a tenu à préciser que « seule la Cour criminelle est compétente pour déterminer la date à laquelle elle va statuer sur une affaire ». Cette décision n’est donc pas de son ressort. Ce, du fait du principe de séparation des pouvoirs. Aussi la Cour criminelle, rattachée au pouvoir judiciaire, n’a pas d’ordre à recevoir du ministère de la Justice qui, quant à lui, est rattaché à l’exécutif. D’ailleurs l’indépendance de la Justice est un sujet qui fait fureur dans les débats tournant autour de la nouvelle Constitution.
Le report de la date du jugement n’est pas de la compétence du ministre de la Justice. D’ailleurs, « Je n’en sais pas plus que vous sur ce report et je n’en connais pas non plus les raisons », ce sont les mots de Mme Christine Razanamahaoa concernant ce report. Pour continuer, elle a précisé que « jusqu’à présent, je n’ai pas reçu de rapport concernant ce report ». La fixation de la date d’un procès est laissée à l’appréciation souveraine des juges, tout comme le jugement.
Coopération judiciaire
Sur l’absence de Marc Ravalomanana du territoire en ce moment, la ministre de la Justice a réitéré que « ce n’est pas un problème, le procès se passera avec ou sans sa présence ». Il est à rappeler que dans l’affaire 7 février, c’est Marc Ravalomanana qui est le principal suspect, mais que d’autres personnes sont inculpées avec lui, dont le Gal Raoelina. D’ailleurs un mandat d’arrêt a déjà été lancé à son encontre depuis un bon bout de temps.
L’ex - Président qui est en Afrique du Sud en ce moment, il faut le noter, a entre autres été déjà condamné par la Justice malgache sur l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel. Cette condamnation a amené cette dernière à demander son extradition au voisin sud – africain.
Mais cette extradition pose problème, car selon la ministre « il n’y a pas de coopération judiciaire entre Madagascar et l’Afrique du Sud ». Faut - il souligner que l’Etat malgache devrait développer davantage de coopérations judiciaires, vu que Madagascar n’en entretient qu’avec la France, Maurice et les Comores dans le domaine des accords d’extradition.
Quoi qu’il en soit, l’Etat malgache ne reste pas les bras croisés devant la situation actuelle. En effet, selon toujours le ministre de la Justice, « des démarches ont été engagées auprès des autorités sud - africaines, pour l’extradition de M. Ravalomanana ». A l’en croire, les choses vont être réglées dans les meilleurs délais. Ceux qui ne respectent pas la loi ne peuvent rester dans l’impunité, il faut chercher les moyens de les extrader vers le pays.
M. Tsiferana
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