Après le lundi noir (26 janvier 2009), la Capitale a connu un samedi rouge. Le samedi 7 février 2009, les

partisans de Andry Rajoelina, après avoir assisté à un meeting sur la Place mythique du 13 mai, se sont dirigés vers le Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra. Mais à quelques mètres du Palais, ils ont été cueillis par des tirs des gardes présidentielles. Pour l’instant, on ignore le nombre exact des morts ainsi que des blessés. A en croire le chiffre avancé par la Croix - rouge malagasy, une cinquantaine de manifestants sont tombés sous les balles des « Tontons macoutes » de Marc Ravalomanana. Ces derniers ont tiré sur la foule avec des balles réelles sans aucune sommation. Parmi les victimes, à citer notre confrère Andry du groupe Rta. L’après - midi du 7 février 2009, les hôpitaux de la Capitale étaient complètement débordés. C’était un véritable carnage. Des familles réclament le corps de leurs proches qui sont encore introuvables jusqu’à maintenant. Plusieurs survivants sont handicapés à vie.
Enquête en cours…Au lendemain de cet évènement malheureux, les deux camps se renvoient la balle. Marc Ravalomanana a accusé son adversaire comme étant responsable, tandis que Andry Rajoelina a pointé du doigt le locataire d’Ambohitsorohitra comme commanditaire de la tuerie. Toutefois, ils sont tous d’accord pour la création d’une Commission d’enquête internationale. Mais, pour l’instant, il s’agit d’une simple intention. Aucun acte concret n’a été entrepris.
Or, l’association des victimes du 7 février a déjà déposé une plainte auprès du Tribunal de première instance d’Antananarivo. Le ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, l’a confirmée hier au cours d’une brève interview lors de la cérémonie de sortie des élèves magistrats au Palais des Sports.
Interrogé sur l’état actuel du dossier, le patron de la Justice s’est contenté de dire que « l’enquête est désormais en cours. Elle est entre les mains des responsables ». Tenu par le secret de l’instruction, le ministre n’a pas encore dévoilé l’issue de cette affaire. Quoi qu’il en soit, on n’arrive pas encore à identifier les vrais auteurs ainsi que le ou les commanditaire(s) de la boucherie d’Ambohitsorohitra. Les familles des victimes et les blessés attendent avec impatience les tenants et aboutissants de cette affaire. Des révélations seront enfin faites pendant la cérémonie de célébration de l’anniversaire de cette journée sombre sur le lieu du carnage. Ce sera un soulagement pour les victimes et mettra fin à l’impunité.
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