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La Une du 06/09/10, N°0699

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A vrai dire - Des… ordres

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Écrit par V.R.   
Vendredi, 20 Mars 2009 00:00
Il est difficile de se défaire des habitudes, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. La fin de la crise ou du conflit, bien que souhaitée ardemment par une frange de la population,
a quelque peu surpris à telle enseigne que 48 heures après, beaucoup ne crient pas encore que tout est fini. Pour certains, les choses sérieuses ou graves, ne feraient que commencer. La Place du 13 mai a retrouvé sans doute pas son aspect, mais ses animations d’avant la crise. Si les embouteillages sont un des principaux indicateurs d’un retour à la normale, alors c’est le cas. Quoique…
Le dernier rassemblement du mouvement de contestation contre le régime de Ravalomanana sur cette place a pris fin avant-hier. Mais l’ordre ne vient pas toujours systématiquement après le chaos. Cet ordre est de plusieurs natures. Il a d’abord  un aspect matériel. Quelques jours sans ramassage des ordures ont fait craindre le pire en matière de santé publique. Les mesures ont été prises depuis hier pour cette opération qui ne devrait pas poser de problème. Comme l’autre qui consiste à rétablir toujours l’ordre en matière d’organisation des marchés. La tâche est ardue car elle comporte des paramètres qui dépassent largement le simple cadre d’un retour à la normale. Elle est d’autant plus difficile qu’elle reflète l’air du temps, celui d’une démocratie que beaucoup ont toujours assimilée à une liberté totale, qui confine à l’anarchie. Le mot démocratie est lâché puisque c’est en son nom et en celui du peuple que des politiciens agissent pour faire perdurer la situation. L’on se rappelle de ce marché permanent qui a duré de 1991 à 1996 auquel  la mairie de l’époque n’avait pas réussi à mettre fin. Tout simplement parce que le pouvoir central s’y est opposé du fait qu’une remise à l’ordre de ces marchands pouvait dégénérer en mécontentement entraînant une impopularité avec des conséquences fâcheuses lors des élections. La population de la Capitale a fini par exprimer son ras-le-bol et les mesures draconiennes prises par la mairie d’alors ont fini par porter leurs fruits, puisqu’entre temps, le défenseur de ces marchands -ou celui qu’ils croyaient comme tel- avait fait l’objet d’empêchement.
Les événements de 2002 ont aussi emmené son lot d’anarchies après 8 mois. Mais le nouveau régime a fini par y remédier avec un bémol qu’il y a lieu de souligner. Le rétablissement de l’ordre s’est fait de manière inique sur fonds de corruption. Une situation à laquelle a été confrontée la nouvelle équipe en décembre 2007. Une équipe qui n’a pas pu aller au bout de ses tâches pour cause de bâtons dans les roues par le pouvoir central. Il s’agit donc de ramener la discipline qui s’est considérablement dégradée ces dernières semaines. Reste à savoir si l’équipe de la mairie rétablie dans ses prérogatives va réussir à le faire, car c’est une priorité.
L’autre ordre auquel il faut s’atteler concerne ces mouvements de contestation qui pointent leur nez. Il y a entre autres les fonctionnaires et les employés de la Jirama. Leur mouvement ne s’est pas certes greffé à celui du 13 mai qui était d’une tout autre nature, cependant la maltraitance peut être considérée comme leur point commun. De plus, l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête du pays représente une opportunité pour remettre sur le tapis les revendications vivaces mais généralement et efficacement tuées dans l’œuf par le régime dictatorial précédent.
Un autre ordre est celui social qui interpelle de manière urgente les nouveaux patrons du pays. Les nouvelles organisations spécifiques ne devraient en aucun cas prendre le pas sur celles générales. Il y a bien entendu un temps pour tout. Cependant si tant est qu’un ordre nouveau -et c’est l’attente de tout un chacun- devrait être mis en place, il devrait se faire dans les meilleurs délais de façon à ce que la sérénité revienne pour une reprise effective des activités, à tous les niveaux.
V.R.
 

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La Une Inona no Vaovao du 06/09/10, N°0365
Pub-Mada.du 17 mars 2010
 
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