la "Une" du jour - Vous pouvez cliquer pour agrandir

la une du 13/03/10, N°0554

S'identifier



Statistiques

Membres : 533
Contenu : 6296
Liens internet : 6
Affiche le nombre de clics des articles : 1761096
Accueil Actualités Ablassé Ouedraogo - « Les acquis ne seront plus remis en cause »

Ablassé Ouedraogo - « Les acquis ne seront plus remis en cause »

PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Alphonse Maka   
Jeudi, 29 Octobre 2009 00:30
Au terme de son séjour dans la Grande Ile, l’émissaire de l’Union africaine et non moins membre du Groupe international de contact, Ablassé Ouedraogo, a affirmé hier devant la presse que « les acquis, lors de la réunion du 6 octobre dernier, ne seront plus remis en cause ».
L'émissaire de l'Union africaineLe Président de la Transition, Andry Rajoelina, ainsi que son Premier ministre, Eugène Mangalaza, sont confirmés à leurs postes. La réunion d’Addis - Abeba, prévue pour le début du mois prochain, marquera ainsi la fin de la crise. L’émissaire de l’Union africaine, Ablassé Ouedraogo, a rencontré la presse hier à l’hôtel Carlton, après avoir eu des contacts avec des hommes politiques, des membres de la Société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers de Madagascar. D’un sentiment très optimiste, ce membre du Groupe international de contact (Gic) a déclaré à la presse que « les chefs de file des quatre mouvances politiques ont déjà donné leur accord pour assister à la prochaine rencontre, prévue les 3, 4 et 5 novembre prochains dans la Capitale éthiopienne ». Et M. Ouedraogo de continuer que « cette rencontre sera consacrée aux dernières questions pendantes pour la mise en œuvre des Accords de Maputo ». En clair, le sommet d’Addis - Abeba va se pencher sur le partage des portefeuilles ministériels entre les mouvances ainsi que leurs quotas dans chaque Institution (Congrès de la Transition, Conseil supérieur de la Transition, Conseil national de réconciliation et Conseil économique et social). Contrairement aux déclarations de l’ancien Chef d’Etat, Marc Ravalomanana, selon lesquelles « aucun accord n’a été dégagé sur les noms du Président de la Transition et du Premier ministre », Ablassé Ouedraogo a affirmé, d’une manière officielle, que « les quatre mouvances se sont mis d’accord sur le nom du Président de la Transition, en la personne de Andry Rajoelina, le vice - Président, Emmanuel Rakotovahiny, Président du Conseil national de Réconciliation, Albert Zafy et Eugène Mangalaza au poste du Premier ministre du Gouvernement d’union nationale, au cours de la réunion du 6 octobre dernier au Carlton ». D’un ton ferme, ce représentant du Groupe international de contact devait indiquer que « les acquis ne seront plus remis en cause ». De son côté, la mouvance Ravalomanana persiste et signe en refusant catégoriquement à ce que Andry Rajoelina soit à la Présidence de la Transition. Se référant aux déclarations de M. Ouedraogo, cette « revendication » de M. Ravalomanana risque ainsi d’être occultée lors de la réunion dans la Capitale éthiopienne.  
Eugène Mangalaza à… Addis – Abeba
Absent du territoire national depuis quelques jours, « le Premier ministre de consensus, Eugène Mangalaza, sera également présent à Addis – Abeba », devait indiquer M. Ouedraogo. Une manière pour lui de dire que la nomination de cet ancien recteur de l’Université de Toamasina, au poste de Premier ministre, est irréversible. Par ailleurs, il a également apporté un démenti sur les informations selon lesquelles, l’ancien Président Didier Ratsiraka a renié la nomination de M. Mangalaza à la Primature.  Pour preuve, il a dévoilé qu’il a eu un entretien téléphonique avec Eugène Mangalaza en annonçant sa participation au sommet d’Addis - Abeba, mardi prochain. Du côté organisationnel, c’est l’Union africaine qui prendra en charge les frais occasionnés par cette troisième rencontre entre les chefs de file des quatre mouvances politiques. Cette organisation continentale va affréter un appareil de la compagnie aérienne Kenyan Airways et, contrairement à Maputo, toutes les délégations seront logées dans un même établissement hôtelier (Sheraton) afin de faciliter les communications. A noter que la réunion se déroulera  également dans ce grand hôtel. Durant ces trois jours, les quatre mouvances auront la lourde tâche de mettre en œuvre la Charte et les Accords de Maputo. « Nous attendons une réunion qui contribue à la fin de la crise », a conclu M. Ouedraogo, tout en signalant que « le Gic compte sur la bonne volonté des acteurs politiques malgaches dans l’intérêt supérieur de la Nation ».
Plus d’autres mouvances !
A la question des journalistes sur la formation de nouvelles mouvances et leur éventuelle participation à la prochaine rencontre, l’émissaire de l’Union africaine n’a pas hésité d’un iota à déclarer « qu’on a dépassé la période de la constitution des mouvances ». Une manière de dire que les médiateurs ne reconnaissent que les quatre mouvances avec lesquelles ils ont travaillé depuis.  Malgré leur intention, la mouvance « légaliste » de Tonton Ambroise ainsi que celle des partisans de Monja Roindefo resteront à la maison. Elles ne seront pas également prises en compte lors de la formation du Gouvernement et des autres Institutions de la Transition. En tout cas, M. Oedraogo a déclaré à la presse que le Gic va accompagner la Grande Ile pour la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition jusqu’à la mise en place de la quatrième République. Mais, il faut noter qu’on a déjà consommé 3 mois depuis la signature à Maputo de la Charte de la Transition. Il ne reste plus ainsi que 12 mois pour organiser des élections libres et transparentes. Un défi à relever pour l’équipe de la Transition !
Recueillis par Alphonse Maka
 

la "Une" Inona no Vaovao - Vous pouvez cliquer pour agrandir

la une inona no vaovao du 13/03/10, N°0220
matin-ok2
 
pub-polyclinique-gm

Connexion en ce moment

Nous avons 114 invités en ligne