
Cette occasion était la première apparition en public du Président Rajoelina, au retour de son offensive diplomatique qui a duré plus d’une semaine dans l’Hexagone et autres pays del’Europe. Un culte œcuménique, sous l’égide du Ffkm Antananarivo Renivohitra, composé du Révérend Père Jean Timothé Rakotondrasoa pour l’Ecar, du Pasteur Nestor Razafindramanitra, représentant la Fjkm, du Révérend d’Ambohimanoro, Radoniaina Noelinirina de l’Eglise anglicane et de la théologienne Harinirina Rakotoarivelo pour la Flm, a levé le rideau de la cérémonie, suivi de discours du Président de l’Av7, Bona Jean Pierre Rafaramandimby ainsi que celui de la Présidente dé cellule de crise, Lanto Rakotomavo.
Dans son discours, à peine audible sous la huée des partisans de l’ancien Président de l’Av7 Etienne Andriamahefarisoa, Bona Jean Pierre Rafaramandimby a tenu à remercier l’actuel pouvoir de la Transition, notamment le Président Andry Rajoelina qui n’a pas manqué de témoigner sa gratitude à la famille des victimes de la tuerie du 7 février 2009.
Faut - il rappeler que les 29 mars 1947, 10 août 1991, 2002 et 7 février 2009 constituent une succession d’événements pendant lesquels simples citoyens et innocentes victimes étaient analogues. Pourtant, à l’instar des rescapés de l’insurrection de 1947, seules les victimes du 7 février bénéficient d’une assistance particulière venant de l’Etat. Notons qu’Etienne Andriamahefarisoa ainsi que ses partisans a pas manqué d’exprimer leur irritation, en voyant son « successeur » monter l’estrade pour représenter l’association. Et pour calmer le jeu, le Président Andry Rajoelina, en sa qualité de « Raiamandreny », a accepté de recevoir en audience ce mercredi les membres de l’Av7.
L’inoubliable « Iny lalan’iny »Quant à Lanto Rakotomavo, Présidente de la cellule de crise, elle a rappelé que « depuis le mois de mars 2009, les victimes de la tuerie du 7 février bénéficient chacune d’une pécune de 200 000 Ariary par mois ». Que demande le Peuple. Elle a par la suite attiré l’attention de tous ceux qui ont participé au soulèvement populaire du début de l’année 2009 que « certes, la dictature a connu sa fin depuis le départ du Président démissionnaire, mais l’objectif est loin d’être atteint, la lutte continue ». Elle a indiqué que « les responsables du massacre de ce samedi rouge méritent d’être poursuivis en justice ».
Pour clôturer l’événement, le couple présidentiel a posé des gerbes sur la stèle dédiée aux martyrs du 7 février, sous l’honneur militaire incontournable dans de telle cérémonie, précédé du moment particulier pour ceux qui ont participé au mouvement populaire du début de l’année dernière, c’est – à - dire celui où l’on entonnait le célèbre cantique religieux « Iny lalan’iny ». Plus d’un assistant revivaient l’ambiance ainsi que les cauchemars vécus sur la Place du 13 mai, au plus fort moment de la crise.
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